« On veut digitaliser notre formation » est souvent le point de départ, rarement un projet cadré. Avant de choisir un outil auteur ou un LMS, il y a une méthode à suivre pour ne pas produire des modules qui ne serviront à personne.
Faire le diagnostic avant de produire
La première étape n'est jamais technique. Elle consiste à cadrer le projet : quel contenu digitaliser en priorité, pour quel public, avec quel objectif pédagogique, et sur quel LMS le module doit-il vivre. Sauter cette étape est la cause la plus fréquente de projets de digitalisation qui traînent ou qui n'aboutissent jamais.
Distinguer blended learning et e-learning
Tout ne mérite pas d'être transformé en module autonome. Certains contenus gagnent à rester en présentiel ou en classe virtuelle, complétés par des activités asynchrones : c'est le blended learning. D'autres se prêtent bien à un module e-learning complet, consultable en autonomie. Le diagnostic initial permet de trancher contenu par contenu.
Ne pas digitaliser un mauvais programme
Digitaliser un contenu mal structuré ne fait qu'accélérer la diffusion de ses défauts. Si votre progression pédagogique n'est pas claire, il vaut mieux la retravailler avant la production des modules, plutôt que d'ajouter de l'interactivité à un programme bancal.
Choisir le bon outil pour le bon besoin
Outils auteurs (Articulate Rise, Storyline, iSpring) pour aller vite sur des formats standards, développement HTML/CSS/JS sur-mesure pour des besoins spécifiques d'interactivité ou de charte graphique : le choix dépend de votre budget, de votre calendrier et de vos ambitions. Aucun outil n'est un mauvais choix en soi, tout dépend du besoin réel.
Se faire accompagner sur le déploiement LMS
Un module bien conçu qui ne se lit pas correctement sur votre LMS, ou dont le suivi SCORM ne remonte pas, perd une bonne partie de sa valeur. Le déploiement technique et les tests avec vos équipes ne sont pas une étape annexe : c'est ce qui garantit que le module sera réellement utilisé.

